vendredi 9 août 2019

MODE OFF ROAD ON #4

Fin, provisoire, de cette série un peu terre à terre. Avec cette réalisation BCR on flirte avec le show bike vu le soin apporté à sa réalisation et donc, la qualité du boulot.
Au niveau de la liaison au sol ce 883 de 1999 reçoit à l'avant une fourche de GSX 1000. Le moyeu d'origine HD reçoit le double disque d'origine. A l'arrière les amortisseurs sont plus longs pour correspondre au genre de la moto et avoir une assiette cohérente. Les pneus mixtes sont installés sur une paire de jantes Borrani en alu.
Visuellement, l'identité de ce Sporst' repose sur le magnifique réservoir alu fait maison qui épouse la courbe du V Twin, prolongé par la courbure de la selle sur mesure. Celle-ci épouse au plus près le cadre afin d'être la plus étroite possible tout en masquant les tubes.
A noter aussi le beau travail sur les commandes aux pieds sur lesquelles je m'interroge toutefois dans la mesure où elle ne paraissent pas être sur un même axe. 
Côté moteur, les carters ont été sablés et un kit 1200 a généreusement offert plus de coffre à l'engin qui évacue ses gaz par une superbe ligne home made 2/2. 
Côté gauche, une sacoche permet avantageusement d'emmener quelques provisions, laquelle est fixée par l'intermédiaire d'un support aussi soigné que l'ensemble de la machine, comme, pour terminer, le petit feu arrière qui enserre la boucle du cadre. 
Du bel ouvrage en vérité.




 


jeudi 1 août 2019

MODE OFF ROAD ON #3

Restons à l'est, mais au milieu de l'empire. Attention, rien à voir avec un quelconque côté obscur de la Force. Preuve, s'il en est besoin de l'universalité du Sporst'. Ca se passe en Chine donc, chez Mandrill Garage. Si l'on en sait peu sur ce bouclard, un coup d'oeil à sa production montre un éclectisme certain dans les bases.
En parlant de bases, il s'agit là d'un XL 1200 N, hé, hé, donc un Night'. Visuellement une belle moto, mais qui en l'observant de près donne l'impression de balancer entre deux univers.
Si le genre scrambler est clairement affirmé, ce que confirme le choix d'une roue arrière ne 17" et l'avant en 19" ainsi que le choix de pneus mixtes, le garde boue avant ras du pneu et un échappement RSD bas, mais pas exposé, certains détails laissent entrevoir un potentiel TT supérieur aux deux précédents modèles de la série. 
Débattements de suspensions généreux, commandes reculées facilitant le pilotage debout, selle typée rallye/raid, réservoir en alu maison à la capacité généreuse et sabot de protection de belle facture. Au passage, l'embrayage a commande par câble a laissé place à un système hydraulique.
Enfin, quel que soit le bord choisi, cette interprétation du petit bloc de Milwaukee a toute ma sympathie.
Source: Rocket Garage




 

mercredi 31 juillet 2019

MODE OFF ROAD ON #2

Ce 883 de 2000, venu du Japon, avec graphisme AMF, est présenté comme un scrambler suburbain. Le style plutôt britannique avec ses garde boue métalliques est très plaisant.
Roue de 21" avant, boucle de cadre coupée, remplacée par un arceau supportant le GB arrière, bien éloigné de la roue, contrairement à son compagnon avant, les ingrédients de base du scrambler sont bien là.
Pas de sabot moteur non plus. Logique puisque le bestiau n'a à se jouer que des embûches de la ville. Et des banlieues. Rouges ou pas.




mardi 30 juillet 2019

MODE OFF ROAD ON #1

Dans mon précédent billet, j'évoquais les sept vies possibles d'un Sportster. Au delà de sept vies, cette bécane est aussi une sorte de Frégoli à deux roues. 1200 ou 883 on la rencontre dans tous les genres connus de la planète moto. Y compris là où l'attend peut-être le moins celui d'engin (plus ou moins) dédié au TT. Même si quelques passionnés forcenés vont se frotter aux aléas du sable et de la terre. Début donc d'une série sur le thème: "La route c'est pour les routières, le terre c'est pour les poireaux.©"
C'est Monsoon qui ouvre le bal avec une bécane qui m'évoque irrésistiblement ce bon vieux XT 500, père (et mère) de tous les trails.
Si l'aspect général du bestiau invite à laisser le goudron pour aller tâter de la poussière, un bémol, de taille, l'absence de sabot moteur. Bref, éviter la pierraille.On appréciera le sigle Aermacchi HD au parfum à la fois 70'S et "Regolarita" cher aux potes transalpins.






mercredi 24 juillet 2019

SKIPSTER #15


64 327 Km

Un peu d'hibernation au Printemps. Pas étonnant en cette période de changement climatique. Mais voilà le Skipster de retour, un peu évolué. S'il existe au moins UNE bonne raison de rouler en HD, c'est bien celle là. Comme les chats, les Milwaukee Twins peuvent avoir sept vies. Me voilà à trois.  
Depuis un bail, je trouve le compteur un peu déplacé dans le paysage. Un peu comme l'acné de l'adolescence. Après avoir envisagé de le déplacer, modifier, au final le plus simple c'est de la planquer. D'où le petit saute vent. Mais conserver le "Chumps" dans ces conditions me paraissait tout aussi incongru, même si HD l'a a fait sur le Iron 1200. Le Chumps c'est une réminiscence de Easy Rider je pense...  Le film qui m'a donné envie de monter sur une bécane.
Il se trouve qu'un autre film a pas mal participé à cette envie, c'est Continental Circus. En quelque sorte, avec cette EV3, je suis plus dans cet esprit. Donc, le guidon c'est un Tracker bas, Biltwell toujours et le saute vent c'est une occase, un cadeau de Choppersteel. Merci le team. ;-) Outre le look que je trouve très chouette, la ligne générale est abaissée, le Skip est bien plus agréable à mener dans le sinueux ET le confort y a gagné et pas qu'un peu. Le fait de ne plus être droit comme un i a fait disparaître ce p..... de mal au coccyx, récurrent sur les longs trips. Vérifié sur 450 bornes dans la foulée du montage. 

Faut que je songe à modifier la bannière, au fait.

lundi 15 avril 2019

SPORTS TERRE.



Retour sur la Mint 400 avec cette vidéo estampillée Biltwell. Les Sports’ engagés y sont présentés par leurs pilotes. C'est en VO bien sûr et pour une bonne compréhension, il ne sera pas inutile de s'enfiler, au choix, du chewing gum ou des patates chaudes dans les oreilles.
Pour bien rouler en Sportster dans ces conditions une préparation  spécifique des machines au niveau partie cycle est indispensable. On s'en doute un peu. Toutefois toutes les bécanes restent visuellement assez proche du modèle de base. On retrouve partout entre autres l'emblématique réservoir peanut.  De ce point de vue, ma préférée est la 69 d'Arnie Wells dont le look résolument vintage est sacrément sympa. A l'opposé la rencontre fortuite entre la moto de Mark Atkins et un carénage issu de l'union illégitime d'une Béhême GS des 80's et d'une KTM contemporaine me laisse dubitatif...
Côté pilotes, une certitude, pour emmener les bestioles de Milwaukee dans le sable, mieux vaut être sévèrement tatoué et accessoirement avoir de grandes oreilles. 
Quoi qu'il en soit, mes plus chaudes félicitations à Barry Nobles, Mark Atkins, Arnie Wells, Mickey Hill, Doug Karlson pour s'être lancés dans cette affaire avec des Sportsters! 

vendredi 12 avril 2019

LE SPORTS DU WEEK END #40


Un Iron, deux trois coups de disqueuse, un peu de couleur pour rehausser le noir et c'est parti pour un run dominical.  Détail pratique, quitte à virer le protège courroie, bonne idée de passer en kit chaîne. Ca peut éviter des désagréments et ça permet d'ajouter, encore, un peu de couleur.

mercredi 3 avril 2019

BATTLE OF KINGS 2019

Pour sûr, je ne suis pas en avance. Mais le résultat final n'étant pas connu, j'ai encore de la marge. Je me suis limité aux Sportys, étonnant non? Les critères ne changent pas, des machines que j'ai envie de regarder, de rouler avec un minimum de boulot. En vrac, ma sélection 2019.
 Flaming Flag, un Cafra très simple mais avec tous les critères du genre sur base de 1200 CX présenté par les Madrilènes de H-D Makinostra. Coup de disqueuse dans les sabres, cul de selle Roland Sands, commandes reculées reprenant l'implantation des repose-pieds arrières, phare d'un ancien Fat Boy ET de vrais bracelets sous le té de fourche supérieur. La bonne gueule d'une Anglaise des années 60/70 avec en prime un jaune qui n'est pas sans rappeler celui des Yam' USA des 70's.
Elie Mae, au style résolument Japonais est issu d'un Iron 1200 passé dans les mains du l'équipe de Reading Harley Davidson. England of (longue) course. Roues chromées avec jante de 21" à l'avant, échappement fait maison et visuellement les codes du Brat Style qui me plaît bien.
The Mustard de Shaw Harley Davidson, Angleterre, va dans une direction opposée à leur confrère de l'ouest londonien. A la finesse de l'une répond la massivité de l'autre. On reste très proche du Forty-Eight de base, l'effet recherché étant obtenu par les hénaurmes peneus sur les roues flasquées. Selle mono Café Racer, bac "récupérateur", tête de fourche contribuent au look très Hot Rod de l'engin.

samedi 30 mars 2019

The Mint 400 2019 Harley-Davidson Sportster


La Mint 400 est une de ces épreuves de type "Baja" typiquement américaine. Apparue en 1968 elle sera disputée régulièrement jusqu'en 1989. s'ensuivra une période de mise en veilleuse avant son retour en 2008. 
Courue autour de Las Vegas, la course se déroule sous forme d'une boucle de 80 milles à emprunter 2 ou 3 fois en moto, suivant les catégories.
En l'espèce, ce qui nous intéresse, les Vintage Pre Modern se disputent la victoire sur deux tours soit 256 km de chez nous. 
Sept concurrents au départ, six Sportster, une BMW. A l'arrivée, c'est Barry Nobles qui s'impose avec la bagatelle de 22 minutes d'avance sur son second. Remarquable quoi qu'il en soit pour chaque participant de la catégorie qui roulent sur des brêlons dont la vocation première n'est pas de se rouler dans la poussière. Rappel: "La route c'est pour les routières, la terre c'est pour les poireaux*". 
En conclusion, on peut faire autre chose avec un Sports' que cruiser en bord de mer; il suffit de mettre le cligno pour rejoindre le sable. C'est juste une question de motivation.


*©Grober

lundi 26 novembre 2018

Harley-Davidson Sportster 1200 Custom By Roberto Rossi


Comme les autres customs de Roberto Rossi sur base de Sportster, ADA ou Stella Alpina, ce 1200 se caractérise par sa sobriété et sa simplicité. Une constante qui participe à mon adhésion à son travail sur cette base. Au final, un objet qui se laisse regarder tout en suscitant l'envie de prendre la route. L'essentiel pour une moto après tout.

jeudi 1 novembre 2018

CANDY TRASH




Depuis sa mise en ligne, l'objet de ce blog est de montrer, de manière très subjective, des Sportsters qui m'inspirent visuellement, ou me donnent envie d'y poser les fesses, que ce soit pour aller boire un café en bord de mer ou se lancer dans un long road trip. 
Aujourd'hui, exceptionnellement, et tout aussi subjectivement, ce sera une bécane qui m'inspire, voir le titre, ce que m'inspire un menu du Mc Do du coin. Ou d'ailleurs. 
La lecture complète de l'article présentant la chose, révèle que l'heureux géniteur a roulé (?) deux ans avec pour conclure au manque de confort. Ah bon? Finalement, il s'est tourné vers les épreuves de Sprint, comme le Glemseck 101. Conclusion #2, un 1200 Sports' fut il à injection, ce n'est pas la motorisation du siècle pour ce genre de gaudriole. Si on ajoute que les vibrations, bad en l’occurrence, ont entre autres provoqué la perte du réservoir d'huile, on se dit qu'il y a encore du boulot.
Mais cela ne me regarde pas. 

dimanche 7 octobre 2018

TILL THE SALT TEASER


De la fonte, un grain de folie, un grain de sel... En attendant le film complet, on retrouve Zed à travers les images et les paroles de ses enfants.

lundi 24 septembre 2018

STRADE ITALIANE

Après la variation 2017 sur le thème Route des Grandes Alpes, on pousse cette année un peu plus à l'est vers la Transalpinie sur le thème on ne change pas une équipe qui fonctionne. La fidèle Calif II de Stéphane accompagne donc à nouveau le Skipster.

Pour se mettre en jambes, une première étape qui nous mène à Sospel via les gorges du Verdon rive gauche, Grasse et le col de Turini.  Sur le "papier" la portion Grasse/Carros largement bordée de vert par Michelin, promesse de réjouissances est une véritable escroquerie. La quarantaine de kilomètres est une succession de zones urbanisées véritable purge. En gros près de 1h15mn pour ce tronçon où il faut sans cesse être aux aguets. Le lendemain, nous
parcourons l'arrière pays de la côte Ligure en gros entre Vintimille et Gênes. On entre en Italie par la vallée de la Roya. L'occasion de découvrir l'état catastrophique du réseau routier secondaire italien, (SP) et celui guère meilleur, un peu quand même, national. (SS) Sans parler de nombreux villages désertés où tout, ou presque est à vendre. Les paysages, très méditerranéens ne nous changent guère mais sont agréables. Ce qui ne change pas non plus, en bien, c'est la qualité des expressos sitôt passée la frontière. Une fois avalé, on en profite facilement deux heures... En fin de journée, on retrouve pour quelques km la route du littoral. Un enchaînement interminable de villes qui se succèdent avec évidemment une circulation très pénible. Etape à Spotorno avec vue sur la mer.

Deuxième étape italienne avec une remontée vers Cunéo en empruntant à nouveau des chemins de traverse. Ciel très gris le matin, on frôle la pluie, à moins que ce soit l'inverse, mais seuls quelques passages de routes humides viendront à peine troubler notre marche. Comme la veille, on croise, surgissant des sentiers des groupes d'enduristes VTT. Pas étonnant vu la peoximité de Finale Ligure, haut lieu de la discpline en Italie. Me verrais bien avec eux... Puis le soleil revient, dont nous profitons abondamment à une petite terrasse devant un plat de "linguine al nocciole". Arrivée à Cunéo assez tôt dans l'après midi. Une fois installé dans notre hôtel en plein centre ville, avec parking pour les motos, on joue les touristes. Nous profitons du charme des villes Italiennes par leur architecture, leurs couleurs et cette ambiance que j'adore. Je me régale toujours à entendre cette langue pleine de soleil. En fin d'après midi et plus tard dans la soirée, les rues et les terrasses sont des lieux de rencontres pour les amis, les familles... On se sent bien. De plus les contacts avec les locaux sont toujours très sympas. Par contre, on se rate un peu sur le choix du resto qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable. Ce sera la seule fois.

Départ avec le soleil de Cunéo pour assez rapidement retrouver de la hauteur. On revient en France par le col Agnel que je ne connaissais pas. 2 744 m, moins connu que l'Iseran ou la Bonette mais un lieu superbe. Dans la montée j'ai la chance lors d'un arrêt de surprendre, ou plutôt d'être surpris pas un couple de marmottes inquiètes de la présence d'un rapace. J'en verrai encore six autres un peu plus haut, tout près du sommet. On rencontre là un motard landais au guidon d'une 125 Astor. Le gars entièrement autonome, on le voit au chargement de sa bécane, prévoit de rallier Venise puis de rentrer. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse!

On repasse ensuite comme en 17 par le col de Vars, puis on enchaîne par celui d'Allos après une belle assiette de tagliatelles aux morilles à Jausiers. On glisse à travers la vallée du haut Verdon, le plateau de
Valensole avant de retrouver le val de Durance qui nous ramène à la maison. Heureux de ces moments de routes passées ensemble et Stéphane, déjà à fond pour 2019, parle des Pyrénées... 


Quelques images...
 
Strade Italiane

jeudi 6 septembre 2018

ZEDITO


Il faisait une chaleur à crever cette après-midi là. Des volutes d'air brûlant pénétraient dans le casque, me faisant presque regretter la climatisation des caisses alentour. Pourtant, il aurait été hors de question de ramener autrement qu'avec le Skipster l'exemplaire de Zedito que Coco Z venait de me remettre. L'esprit de celui qui nous régala une quinzenie durant de ces mots dans Freeway était partout dans ce coin de Cévennes dominant une plaine où je le jurerais, on aperçoit au loin La Cavalerie s'éloigner dans un nuage de poussière.
Et puis, un peu au frais, je l'ai ouvert. Et pour une fois, j'ai commencé par la préface. Où on devine l'inquiétude, la crainte de Henri Loevenbruck face à cette tâche.  Je te le dis, arrivé à la fin de ces trois pages, un autre aurait peut-être fait aussi mieux, je ne sais pas. Ce que je sais c'est que ces lignes montrent avec justesse et sans emphase le gars qu'était Zan, en tout cas celui que j'ai connu voilà un moment maintenant.
Ces 150 Zeditos sont une sorte de Bible qui nous emmène au cœur d'une vie tournée vers la Custom Culture, sans rien éluder, sans langue de bois. La dérision n'est jamais loin, le rire omniprésent. Avec un style qui fait de ces 150 écrits autant de mini nouvelles dont on ne se lasse pas. Tous les ingrédients qui donnent envie de choper les glingues, d'aller voir un peu plus loin que l'horizon. Surtout, cela me rappelle que Zan était curieux de tout et met en avant une de ses qualités premières cette capacité à aborder l'autre sans à priori et discuter sur un pied d'égalité quel que soit son interlocuteur. Une qualité rare. 
Avec Zed, "Nous  rêv(i)ons juste de liberté."
Entre temps, Coco, Guilia, Enzo, Bob et tous ceux de Till The Salt ont emmené le Saltster à Bonneville pour la Speed Week et le 1000 Fonte concocté par Zan a roulé à 214 Km/h. Suffisant pour rattraper La Cavalerie.

jeudi 9 août 2018

CAFE, EXPRESSO, MEME COMBAT!






Le Café, Racer ou Expresso, doit être fort, bon et chaud. En l’occurrence, pour arriver à ce résultat, on a eu recours à une sorte de "blended" comme pour certains whiskies. Pas vraiment original en matière de Harley. Les mélanges on connaît. 
On trouve donc et entre autres dans la cafetière: un cadre chromoly de XR, un bon vieux fonte de CR dopé au Mikuni, un ensemble réservoir/selle de XLCR, un vrai. Un petit coup de British touch avec un combo compteur/compte-tours Smiths, c'est prêt! En prévision des frimas, on appréciera le cheminement du pot arrière.
Il y a quand même un goût bizarre dans ce blend, c'est cette roue arrière lenticulaire, aussi incongrue à cette place que Weinstein au bal des débutantes.

lundi 6 août 2018

LA FIN DU SPORTSTER ?


Voilà une vidéo de la Factory moins anodine qu'il n'y paraît au premier abord. Une fois évacués les thèmes récurrents piliers de la mythologie Harley, l'histoire, la liberté, la transmission, c'est l'annonce des modèles, et surtout des motorisations futures, qui retient l'attention.
L'arrivée de l'électricité en concession c'est pour l'année prochaine avec la LiveWire. Manque plus que l'eau et le gaz à tous les étages... Justement, je pense qu'on y vient. A travers ces nouveaux VTwins 975 CC et 1250 CC se profile probablement la disparition  des Sportsters sous leur forme actuelle. A preuve ce modèle très custom aux relents de Forty Eight à eau qui donne des gages aux tenants des customs bikes.

Crédit photo HD/MotoMag

Et que dire de ce Roadster aux prétentions visiblement sportives. C'est le côté gaz. Visuellement l'engin est taillé pour venir piétiner les plates bandes Italo/Nippones dans ce créneau.
Crédit photo HD/MotoMag
On arrive là dans la nouvelle orientation de la MoCo qui compte élargir sa gamme et viser de nouveaux publics. Le ralentissement des ventes n'y est sûrement pas étranger. Cela passe également, par un Trail 1250, pas de photo. (C'est visuellement au-dessus de mes forces.)
Wait ans see d'en savoir plus sur l'articulation de la gamme autour de ces deux moteurs liquides et l'ensemble de la gamme.

vendredi 13 juillet 2018

SKIPSTER #14 (PEINTURE ET VIS DE FORME)

59 454 KM

Ca y est. Cette affaire de peinture douteuse soulevée dans Skipster 13 figure au rang des souvenirs. Me voilà avec un ensemble tés / bras de fourche comme neuf. Passé entre les mains expertes de Nico, l'avant du Skip a retrouvé une belle surface noire unie légèrement brillante. Une simple formalité pour un expert de l'aérographe comme lui. Ce n'est pas grand chose dans l'absolu, mais c'est quand même nettement plus plaisant à regarder.
Et quand on ne la regarde pas, une moto ça roule. Enfin en principe. De retour d'un ce ces trips qui nous a menés au plus profond de lieux d'une quasi autre époque, mon Sport's préféré m'a réservé un de ses tours de derrière les fagots. 
Après une halte expresso / causerie au coin d'une terrasse, un "clic" et l'extinction généralisée du sapin de Noël à la place du BROAAA réglementaire me plongent dans une légère angoisse. A l'ouverture du cache latéral abritant tout le tintouin électrique, surprise, plus de vis de fixation de la bride qui maintient la batterie. Conséquence assez rapidement constatée, la batterie profitant de cette relative liberté a provoqué un jeu suffisant au niveau de la vis de cosse de masse pour provoquer le gag. La vis en question resserrée, la bride saisie comme il le faut à l'aide d'un rilsan et la BROAAA tant attendu s'est produit. 
Vis bien entendu remplacée et pour ne pas mégoter, j'ai collé derrière sa tête une rondelle Grower histoire d'être vraiment tranquille.
Bon, sur le coup, mon angoisse était quand même relative. Accompagné de Longstroke, son Leatherman et son flegme, de Mc Gyver l'homme de toutes les solutions, la probabilité de ne pas ramener la machine à la maison sur ses roues était faible. Dernière chose, toujours avoir des rilsans à portée de main, version 2.0 du fil de fer cher à Alberto Granado* dont je reprends à mon compte cette excellente théorie: "Partout où je peux remplacer une vis et un écrou par du fil de fer, je préfère."
Même à l'occasion d'un simple coup de pinceau, la taulier de Choppersteel procède à un essai de la machine. Du coup, avec l'oeil, l'oreille et le feeling du pro, il peut détecter des choses qui nous échappent. Il est bien connu qu'on s'habitue aux défauts qui apparaissent progressivement. En l’occurrence, les roulements de bras oscillants un peu fatigués.
Je profite donc de la fin de vie du gommard arrière, (Pirelli NIght Dragon, remplacé par le même tout neuf) pour changer ces fameux roulements. A propos du Pirelli, 15 647 dans la bande de roulement, ce pneu est vraiment un excellent choix pour le rapport grip/endurance/prix. 
Me voilà paré pour quelques roulages tranquilles.


*Compagnon de Ernesto Guevara avec lequel il entreprit en 1952 le fameux "Voyage à motocyclette" au guidon d'une Norton 500 de 1939.



vendredi 8 juin 2018

LE SPORTS' DU WEEK END #39


Un petit week end à Kawasaki, ça vous dit? Pas de panique, c'est bien "à" et pas "en". Voilà, tout le monde est rassuré. D'autant plus que cette fin de semaine me ramène du côté de Hide Motorcycle, mon custom builder japonais préféré. 
Deux choses ont fait tilter ma rétine dans cette moto, un 883 R de 2002. Les traitements de surface avec ce contraste de bleu très velouté et de noir satiné et ce côté très vieille anglaise avec cette selle bicolore.
Machine plutôt mince à la base, ce Sports' s'étoffe un brin, avec cette selle originale et massive par rapport aux standards de la customisation de la "petite" Harley. Impression renforcée par la paire de "fork covers", les voiles de roues et les pneus Firestone en 19" et 16". Pour compléter cet effet, un réservoir rondouillard qui abrite à l'avant le petit compteur, discret et en même temps bien placé.
Allez, c'est parti!

jeudi 31 mai 2018

Comparo Harley Davidson Sportster 1200 Forty Eight Special & Iron

 
Suite, et fin, de la trilogie "Le retour du Sportster". De loin le meilleur épisode de cette saga. L'essai proposé par Le Repaire des Motards n'en est pas un. Si les aspects techniques ne sont pas absents, Philippe Guillaume se concentre sur l'essentiel et il a tout compris: le plaisir, les émotions, les sensations que délivrent ces machines. Si on adhère au concept.
Rouler en Sporty, c'est une question de ressenti, pas de fiche technique ou de comparaison car la raison n'a rien à voir là-dedans. 
Voilà une bonne vingtaine d'années que la déraison à moto, pour le reste je ne me prononce pas, est devenu mon credo. Pas qu'en HD d'ailleurs. Pour le meilleur. Et quelques emmerdes parfois sur le bord de la route. Ce qui fait la différence entre une virée et une virée dont on reparle longtemps après.

lundi 28 mai 2018

2018 Harley-Davidson Forty-Eight Special 1200 Sportster

 
C'est à présent Auto Moto qui s'y colle pour la présentation des Sports' 2018. Après celle de Moto Station on sait déjà tout, ou presque. Cette vidéo mérite le détour pour sa forme en particulier. En effet, TF1 a confié les manettes au stagiaire de 3ème fraîchement débarqué.
Ne manquez surtout pas la chapitre consacré aux trains avants dès les premières secondes. Désormais votre marchand de gommes vous proposera au choix du pneu fin ou épais, telle la tranche de jambon découpée par la charcutière.
Un peu plus loin, l'escroquerie HD est enfin révélée: les motos sont vendus sans pots ni filtre à air. Il semblerait que cela convienne à certains puisque la plupart, donc pas tous, les proprios de Sportsters en font installer.  
Du coup, forcément, un peu plus loin, le stagiaire qui trouve qu'on entend trop le moteur (???), veut y coller, casus belli, une valve façon Ducati. Pitié, on est déjà assez raillés comme cela. Si en plus on nous met du Ducati dans l'échappement...
Autre scoop, si vous hésitiez entre la Royal Enfield Himalyan et le Forty Eight pour votre traversée des Alpes par les chemins, cet essai sera décisif pour le choix.
Pour finir, si vous franchissez le pas, vous éviterez tout à la fois l'achat du best seller de Dale Carnegie, "Comment de faire des amis" ainsi qu'une triste vie de solitude. 
Merci Auto Moto.