dimanche 7 octobre 2018

TILL THE SALT TEASER


De la fonte, un grain de folie, un grain de sel... En attendant le film complet, on retrouve Zed à travers les images et les paroles de ses enfants.

lundi 24 septembre 2018

STRADE ITALIANE

Après la variation 2017 sur le thème Route des Grandes Alpes, on pousse cette année un peu plus à l'est vers la Transalpinie sur le thème on ne change pas une équipe qui fonctionne. La fidèle Calif II de Stéphane accompagne donc à nouveau le Skipster.

Pour se mettre en jambes, une première étape qui nous mène à Sospel via les gorges du Verdon rive gauche, Grasse et le col de Turini.  Sur le "papier" la portion Grasse/Carros largement bordée de vert par Michelin, promesse de réjouissances est une véritable escroquerie. La quarantaine de kilomètres est une succession de zones urbanisées véritable purge. En gros près de 1h15mn pour ce tronçon où il faut sans cesse être aux aguets. Le lendemain, nous
parcourons l'arrière pays de la côte Ligure en gros entre Vintimille et Gênes. On entre en Italie par la vallée de la Roya. L'occasion de découvrir l'état catastrophique du réseau routier secondaire italien, (SP) et celui guère meilleur, un peu quand même, national. (SS) Sans parler de nombreux villages désertés où tout, ou presque est à vendre. Les paysages, très méditerranéens ne nous changent guère mais sont agréables. Ce qui ne change pas non plus, en bien, c'est la qualité des expressos sitôt passée la frontière. Une fois avalé, on en profite facilement deux heures... En fin de journée, on retrouve pour quelques km la route du littoral. Un enchaînement interminable de villes qui se succèdent avec évidemment une circulation très pénible. Etape à Spotorno avec vue sur la mer.

Deuxième étape italienne avec une remontée vers Cunéo en empruntant à nouveau des chemins de traverse. Ciel très gris le matin, on frôle la pluie, à moins que ce soit l'inverse, mais seuls quelques passages de routes humides viendront à peine troubler notre marche. Comme la veille, on croise, surgissant des sentiers des groupes d'enduristes VTT. Pas étonnant vu la peoximité de Finale Ligure, haut lieu de la discpline en Italie. Me verrais bien avec eux... Puis le soleil revient, dont nous profitons abondamment à une petite terrasse devant un plat de "linguine al nocciole". Arrivée à Cunéo assez tôt dans l'après midi. Une fois installé dans notre hôtel en plein centre ville, avec parking pour les motos, on joue les touristes. Nous profitons du charme des villes Italiennes par leur architecture, leurs couleurs et cette ambiance que j'adore. Je me régale toujours à entendre cette langue pleine de soleil. En fin d'après midi et plus tard dans la soirée, les rues et les terrasses sont des lieux de rencontres pour les amis, les familles... On se sent bien. De plus les contacts avec les locaux sont toujours très sympas. Par contre, on se rate un peu sur le choix du resto qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable. Ce sera la seule fois.

Départ avec le soleil de Cunéo pour assez rapidement retrouver de la hauteur. On revient en France par le col Agnel que je ne connaissais pas. 2 744 m, moins connu que l'Iseran ou la Bonette mais un lieu superbe. Dans la montée j'ai la chance lors d'un arrêt de surprendre, ou plutôt d'être surpris pas un couple de marmottes inquiètes de la présence d'un rapace. J'en verrai encore six autres un peu plus haut, tout près du sommet. On rencontre là un motard landais au guidon d'une 125 Astor. Le gars entièrement autonome, on le voit au chargement de sa bécane, prévoit de rallier Venise puis de rentrer. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse!

On repasse ensuite comme en 17 par le col de Vars, puis on enchaîne par celui d'Allos après une belle assiette de tagliatelles aux morilles à Jausiers. On glisse à travers la vallée du haut Verdon, le plateau de
Valensole avant de retrouver le val de Durance qui nous ramène à la maison. Heureux de ces moments de routes passées ensemble et Stéphane, déjà à fond pour 2019, parle des Pyrénées... 


Quelques images...
 
Strade Italiane

jeudi 6 septembre 2018

ZEDITO


Il faisait une chaleur à crever cette après-midi là. Des volutes d'air brûlant pénétraient dans le casque, me faisant presque regretter la climatisation des caisses alentour. Pourtant, il aurait été hors de question de ramener autrement qu'avec le Skipster l'exemplaire de Zedito que Coco Z venait de me remettre. L'esprit de celui qui nous régala une quinzenie durant de ces mots dans Freeway était partout dans ce coin de Cévennes dominant une plaine où je le jurerais, on aperçoit au loin La Cavalerie s'éloigner dans un nuage de poussière.
Et puis, un peu au frais, je l'ai ouvert. Et pour une fois, j'ai commencé par la préface. Où on devine l'inquiétude, la crainte de Henri Loevenbruck face à cette tâche.  Je te le dis, arrivé à la fin de ces trois pages, un autre aurait peut-être fait aussi mieux, je ne sais pas. Ce que je sais c'est que ces lignes montrent avec justesse et sans emphase le gars qu'était Zan, en tout cas celui que j'ai connu voilà un moment maintenant.
Ces 150 Zeditos sont une sorte de Bible qui nous emmène au cœur d'une vie tournée vers la Custom Culture, sans rien éluder, sans langue de bois. La dérision n'est jamais loin, le rire omniprésent. Avec un style qui fait de ces 150 écrits autant de mini nouvelles dont on ne se lasse pas. Tous les ingrédients qui donnent envie de choper les glingues, d'aller voir un peu plus loin que l'horizon. Surtout, cela me rappelle que Zan était curieux de tout et met en avant une de ses qualités premières cette capacité à aborder l'autre sans à priori et discuter sur un pied d'égalité quel que soit son interlocuteur. Une qualité rare. 
Avec Zed, "Nous  rêv(i)ons juste de liberté."
Entre temps, Coco, Guilia, Enzo, Bob et tous ceux de Till The Salt ont emmené le Saltster à Bonneville pour la Speed Week et le 1000 Fonte concocté par Zan a roulé à 214 Km/h. Suffisant pour rattraper La Cavalerie.

jeudi 9 août 2018

CAFE, EXPRESSO, MEME COMBAT!






Le Café, Racer ou Expresso, doit être fort, bon et chaud. En l’occurrence, pour arriver à ce résultat, on a eu recours à une sorte de "blended" comme pour certains whiskies. Pas vraiment original en matière de Harley. Les mélanges on connaît. 
On trouve donc et entre autres dans la cafetière: un cadre chromoly de XR, un bon vieux fonte de CR dopé au Mikuni, un ensemble réservoir/selle de XLCR, un vrai. Un petit coup de British touch avec un combo compteur/compte-tours Smiths, c'est prêt! En prévision des frimas, on appréciera le cheminement du pot arrière.
Il y a quand même un goût bizarre dans ce blend, c'est cette roue arrière lenticulaire, aussi incongrue à cette place que Weinstein au bal des débutantes.

lundi 6 août 2018

LA FIN DU SPORTSTER ?


Voilà une vidéo de la Factory moins anodine qu'il n'y paraît au premier abord. Une fois évacués les thèmes récurrents piliers de la mythologie Harley, l'histoire, la liberté, la transmission, c'est l'annonce des modèles, et surtout des motorisations futures, qui retient l'attention.
L'arrivée de l'électricité en concession c'est pour l'année prochaine avec la LiveWire. Manque plus que l'eau et le gaz à tous les étages... Justement, je pense qu'on y vient. A travers ces nouveaux VTwins 975 CC et 1250 CC se profile probablement la disparition  des Sportsters sous leur forme actuelle. A preuve ce modèle très custom aux relents de Forty Eight à eau qui donne des gages aux tenants des customs bikes.

Crédit photo HD/MotoMag

Et que dire de ce Roadster aux prétentions visiblement sportives. C'est le côté gaz. Visuellement l'engin est taillé pour venir piétiner les plates bandes Italo/Nippones dans ce créneau.
Crédit photo HD/MotoMag
On arrive là dans la nouvelle orientation de la MoCo qui compte élargir sa gamme et viser de nouveaux publics. Le ralentissement des ventes n'y est sûrement pas étranger. Cela passe également, par un Trail 1250, pas de photo. (C'est visuellement au-dessus de mes forces.)
Wait ans see d'en savoir plus sur l'articulation de la gamme autour de ces deux moteurs liquides et l'ensemble de la gamme.

vendredi 13 juillet 2018

SKIPSTER #14 (PEINTURE ET VIS DE FORME)

59 454 KM

Ca y est. Cette affaire de peinture douteuse soulevée dans Skipster 13 figure au rang des souvenirs. Me voilà avec un ensemble tés / bras de fourche comme neuf. Passé entre les mains expertes de Nico, l'avant du Skip a retrouvé une belle surface noire unie légèrement brillante. Une simple formalité pour un expert de l'aérographe comme lui. Ce n'est pas grand chose dans l'absolu, mais c'est quand même nettement plus plaisant à regarder.
Et quand on ne la regarde pas, une moto ça roule. Enfin en principe. De retour d'un ce ces trips qui nous a menés au plus profond de lieux d'une quasi autre époque, mon Sport's préféré m'a réservé un de ses tours de derrière les fagots. 
Après une halte expresso / causerie au coin d'une terrasse, un "clic" et l'extinction généralisée du sapin de Noël à la place du BROAAA réglementaire me plongent dans une légère angoisse. A l'ouverture du cache latéral abritant tout le tintouin électrique, surprise, plus de vis de fixation de la bride qui maintient la batterie. Conséquence assez rapidement constatée, la batterie profitant de cette relative liberté a provoqué un jeu suffisant au niveau de la vis de cosse de masse pour provoquer le gag. La vis en question resserrée, la bride saisie comme il le faut à l'aide d'un rilsan et la BROAAA tant attendu s'est produit. 
Vis bien entendu remplacée et pour ne pas mégoter, j'ai collé derrière sa tête une rondelle Grower histoire d'être vraiment tranquille.
Bon, sur le coup, mon angoisse était quand même relative. Accompagné de Longstroke, son Leatherman et son flegme, de Mc Gyver l'homme de toutes les solutions, la probabilité de ne pas ramener la machine à la maison sur ses roues était faible. Dernière chose, toujours avoir des rilsans à portée de main, version 2.0 du fil de fer cher à Alberto Granado* dont je reprends à mon compte cette excellente théorie: "Partout où je peux remplacer une vis et un écrou par du fil de fer, je préfère."
Même à l'occasion d'un simple coup de pinceau, la taulier de Choppersteel procède à un essai de la machine. Du coup, avec l'oeil, l'oreille et le feeling du pro, il peut détecter des choses qui nous échappent. Il est bien connu qu'on s'habitue aux défauts qui apparaissent progressivement. En l’occurrence, les roulements de bras oscillants un peu fatigués.
Je profite donc de la fin de vie du gommard arrière, (Pirelli NIght Dragon, remplacé par le même tout neuf) pour changer ces fameux roulements. A propos du Pirelli, 15 647 dans la bande de roulement, ce pneu est vraiment un excellent choix pour le rapport grip/endurance/prix. 
Me voilà paré pour quelques roulages tranquilles.


*Compagnon de Ernesto Guevara avec lequel il entreprit en 1952 le fameux "Voyage à motocyclette" au guidon d'une Norton 500 de 1939.



vendredi 8 juin 2018

LE SPORTS' DU WEEK END #39


Un petit week end à Kawasaki, ça vous dit? Pas de panique, c'est bien "à" et pas "en". Voilà, tout le monde est rassuré. D'autant plus que cette fin de semaine me ramène du côté de Hide Motorcycle, mon custom builder japonais préféré. 
Deux choses ont fait tilter ma rétine dans cette moto, un 883 R de 2002. Les traitements de surface avec ce contraste de bleu très velouté et de noir satiné et ce côté très vieille anglaise avec cette selle bicolore.
Machine plutôt mince à la base, ce Sports' s'étoffe un brin, avec cette selle originale et massive par rapport aux standards de la customisation de la "petite" Harley. Impression renforcée par la paire de "fork covers", les voiles de roues et les pneus Firestone en 19" et 16". Pour compléter cet effet, un réservoir rondouillard qui abrite à l'avant le petit compteur, discret et en même temps bien placé.
Allez, c'est parti!