lundi 9 mai 2016

CHOPPERSTEEL CUSTOM CYCLE

On connaît tous la malédiction de ce truc qu'on a sous le nez, non pas la moustache, et qu'on ne voit pas. Je pourrais le nommer le syndrome Choppersteel. Ca commence dans les pages d'un Freeway que je feuillette par hasard. Je tombe sur un rigide à base de Sports' 1200, chose qui m'oblige à lire le texte, forcément. Chance, il est signé par Zed, lequel n'a pas son pareil pour trousser une histoire autour d'un cadre, un moteur et le gars qui a conçu la bestiole. Je reste sur le cul. Cette bécane, la Phoenix, a été réalisée dans mon bled! Il y a donc un custom builder à moins d'une borne de la maison et je ne suis même pas au courant. Je mène une rapide enquête sur le net et voilà le lieu dûment géolocalisé.
Evidemment, ici on cultive plutôt la discrétion. Ce n'est pas la devanture de Harley Las Vegas! Juste un petit panneau sur un pilier à l'entrée, en retrait de la route, de ce qui ressemble à pas mal de maisons alentour. Ce n'est qu'au bout d'une petite allée que la vérité apparaît. Bienvenue chez Nath et Nico. Nath, vous avez quelque chance de la trouver dans le showroom, boutique, bar... Avec son PC et son téléphone, elle est prête à se plier en quatre pour satisfaire au mieux les demandes de ses clients. Avec le sourire, toujours. Elle peut même te proposer un café. (Ce qui n'empêche pas de glisser une petite pièce dans la tirelire.)
Nico, on va plutôt le trouver dans son atelier. C’est un genre de Rémi Bricka de la bécane, le chapeau en moins. Pas que le chapeau en réalité. Une vidange, pas de problème. Redonner du peps à une mécanique fatiguée ou améliorer ses performances, ça marche. Une peinture unique, il sort son aérographe. Un projet global de customisation, c'est encore mieux.
On l'a compris, ici tout est possible, tout est réalisable*. Même si Nico affectionne les transfos sur bases de Sportster, il ne dédaigne aucune mécanique et aucun style. Pour preuve, ses chops extravagants avec de vrais morceaux de Virago 535 dedans, ou ce petit Cafra issu d'un 600 Ténéré. Simplement toutes les motorisations sont ici les bienvenues et on peut rencontrer un 500 Gamma Suzuki entre les mains du maître des lieux. (Pour les intégristes du twin 4T, c'est un 2T quatre cylindres en carré dérivé des machines de GP du milieu des 80's.)
La véritable raison d'être de Choppersteel, c'est bien sûr la transformation. La philosophie de la maison tient en peu de mots: Fuck Stock! En guise de carte de visite, il suffit d'admirer Metal Art. Ce chop est le meilleur exemple du savoir faire de cette belle équipe. Le cadre Paughco modifié accueille un 883 de 1990. Guidon, réservoir d'huile, repose-pieds,sont faits maison, ainsi que la partie arrière, siège et garde boue qui sont formés par Nico. Quel meilleur exemple de qualité en matière de travail de la tôle. Touche finale, la peinture est aussi exécutée dans l'atelier fourquésien. Histoire de lui faire voir du pays, Nath et Nico ont emmené la bécane à Cologne début 2015, pour l'AMD, Championnat Mondial de Custom Bike.
Si la tête de Camargue ne te semble pas le bout du Monde, qu'un projet autour de ta bécane tourne quelque part sous ton casque ou que tu cherches un bon mécano  viens à Fourques, tu ne le regretteras pas. 
Toutes les photos sont de David Bascunana que je remercie. 

© Chevalier&Laspalès.


Metal Art, le savoir fer Choppersteel.
Phoenix

Un "8" Old School.

Chop Rouge et Noir, essentiel.

Un Ténéré devenu Cafra.
Une injectée d'accord, mais une Guzzi legnano verde.